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Forum > Politique & Société > Véganisme et condition animale, seconde édition, avec piti sondage par curiosité.

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Sondage : Comment vous positionnez vous sur le végétarisme/véganisme ? (1 choix possible)
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Ranadal

08/11 (18:12)

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Jean-Jaques Sticule a écrit :

> Ce n'est pas nous qui faisons exister quelques espèces que ce soit, c'est nous qui avons sélectionné,
> élevé et aidé à se multiplier des espèces, mais exister certainement pas. Tout les animaux
> d'élevages sont issus d'espèces sauvages, certains (si ce n'est tous?) existent d'ailleurs
> dans les deux états et ils le redeviendront si on arrête de les élever sans les exterminer.


Je ne parle pas des espèces, je parles des individus de ces espèce. L'espèce peut très bien survivre avec une petit groupe d'individus dans un zoo, ça n'a pas vraiment d'importance en fait.
Ici je te parle des dizaines de milliard d'individus que l'on crée pour les exploiter et les tuer. cela, si on arrête de les faire se reproduire, dans quelques années (peut-être même moins en fonction du "stock" que l'on a par rapport à la consommation de viande) il n'existent plus.

> L'important pour toi n'est donc pas la souffrance animale en tant que tel mais notre part de
> responsabilité dans celle ci?


Un peu mais pas totalement. Disons que dans le cas des animaux sauvages, il est très compliqué d'intervenir, et de comprendre les conséquence de notre intervention. Et notre responsabilité est moins directe et plus diluée. Du coup, même si c'est un sujet intéressant, la réponse sera forcément plus compliquée.

Dans le cas de l'élevage c'est ultra simple et direct.

___

Je panse donc j'essuie.

[ce message a été édité par Ranadal le 08/11 à 18:12]

Ranadal

08/11 (18:22)

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Emile Loir a écrit :


> Ce qui compte c'est pas qu'une jauge augmente ou diminue. C'est que tes actions (via cette
> jauge) affectent le comportement du sims.


Le comportement n'est qu'un des indices qu'il y a émotions, mais pas une preuve. La preuve enest que des programmes sans émotions peuvent réagir à leur environnement grâce à des capteurs et du code basiques, et que des plantes ont aussi des réactions.

> Le sims a un "état émotionnel" qui est la résultante de tes actions. De la même façon
> qu'un être humain a un état émotionnel qui est la résultante de son environnement.


Mais pas d'émotions. Si les émotions était aussi simple qu'un paramètre prenant une valeur entière, ça fait longtemps qu'on se poserait plus de question et qu'on aurait complètement compris ce que c'est. C'est pour ça que (question de sémentique) on peut éventuellement dire que attribuer une valeur entière arbitraire est un moyen de simuler approximativement dans le sens ou la représentation graphiques des actions a l'écran résultant de cette valeur nous suffit pour s'identifier, mais a aucun moment on a prétendu qu'on avait créer une propriété émergente de cet algo sous la forme d'une émotion.


> En ce sens, les sims sont bien une simulation (bien que très imparfaite hein. On n'a pas dit
> que c'était la représentation idéale) d'êtres humains, et disposent d'émotions.



Tu le soulignes bien (involontairement peut-être) ici : tu emploie le mot représentation.
Je pense que tu ne soutiendrais pas que la représentation d'une chaise EST une chaise, quand bien même on aurait pas à 100% compris toutes les caractéristiques qui font qu'une chaise est une chaise, tu saurais que le tas de pixel que tu as fait sur paint et qui représente une chaise n'EST PAS une chaise.

___

Je panse donc j'essuie.

[ce message a été édité par Ranadal le 08/11 à 18:25]

Jean-Jaques Sticule

08/11 (18:32)

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Confédération Libre

Domicile : Déstructural

Ranadal a écrit :

On a donc une grosse divergence, typiquement j'ai tendance à penser que l'élevage et quelque chose de plus moral que le zoo parce que ça a une finalité alimentaire alors que le zoo n'est à la base qu'un loisir (certes pour les cas critique c'est aussi le seul moyen de préserver certaines espèces...).

Le fait de tuer pour se nourrir ne me choque pas, c'est ce que font tout les omnivores et carnivores dans la natures, je ne vois pas pourquoi l'homme devrait faire exception, j'ai pas l'impression qu'en tant qu'espèce on est atteint un niveau de sagesse qui nous détache de notre condition d'animal et qu'on devrait donc se comporter différemment de toutes les autres espèces.

J'ai plutôt l'impression qu'on se comporte comme une grosse espèce invasive et qu'on détruit gentiment notre environnement (en propageant au passage d'autres espèces invasives, comme les chats deuxième plus gros destructeur de biodiversité après l'homme). Bref la souffrance qu'on impose aux espèces d'élevages me semble un problème mineur en comparaison d'autres problèmes lié à nos comportements
D'autant que je doutes très fortement que l'élevage soit générateur de plus de souffrances animale que la vie sauvage, et donc si on assume notre part de responsabilité dans cette souffrance et qu'on cherche à la minimiser dans nos pratique d'élevage et d'abattage, ce n'est pas une problématique qui me semble suffisante pour justifier l'abolition de l'élevage.

Bref bouffons ce que nous voulons mais essayons de mesurer les conséquences de notre alimentation et de nos actes en général pour les faire évoluer dans la bonne direction. Direction dépendant des priorités de chacun (impact environnemental/souffrance animale/impact social/santé/plaisir etc) à chacun de trouver son équilibre et de l'assumer.

___

V5 : Malguewyn Evangelius, Oøok?!?, Masha Evangelia
V6a : Judas Brycault
V6b : Lune Attyck, Bô Kaa sSsa, Chevalier Barristan le blanc, Techno-Prêtre MP001, Jean-Jacques Blanc.
V6c : André Fujiet, Jean-Jacques Sticule

[ce message a été édité par Jean-Jaques Sticule le 08/11 à 18:36]

Megalion

08/11 (19:14)

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Ranadal a écrit :

> Tu le soulignes bien (involontairement peut-être) ici : tu emploie le mot représentation. Je pense que tu ne soutiendrais pas que la représentation d'une chaise EST une chaise, quand bien même on aurait pas à 100% compris toutes les caractéristiques qui font qu'une chaise est une chaise, tu saurais que le tas de pixel que tu as fait sur paint et qui représente une chaise n'EST PAS une chaise.

Je pense que l'erreur est l’usage du mot représentation: une simulation/une modélisation n'est pas une représentation du point de vue de ce que tu cherches à démontrer/infirmer. Un modèle réduit d'avion est très différent d'une image d'avion et partage de nombreuses caractéristiques avec un véritable avion sans en être un. A quel moment un modèle réduit d'avion peut être considéré comme un véritable avion? S'il a tous ses composants? S'il sait voler? S'il peut emporter une personne?

La frontière entre simulation et véritable comportement est très flou et ne peux être tranché aussi facilement qu'avec une représentation, que ne sont pas les simulation. Un livre/un film sont des représentation d'émotion, un programme c'est pas sur.

A ce sujet, je peux rejoindre certaine personnes, c'est pas sûr que faire preuve de cruauté envers un sim et envers une moule soit très différent d'un point de vue sentience. Ce n'est pas parce qu'un programme électronique est artificiel que ses émotions aussi basiques soient-elles sont irréelles. Même si elles sont fondamentalement insignifiantes et futiles.

___

"Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. " F. Nietzsche

[ce message a été édité par Megalion le 08/11 à 19:20]

Sylvius de Napline

08/11 (19:47)

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Ranadal a écrit :

Ce texte est bonheur. Imagine maintenant qu'arbitraiement tu change le texte à peur.


Je suis parti du postulat que ce qui était important c'est que l'émotion

1. ait été provoqué par un stimuli du monde dans lequel le sims évolue
2. ait une incidence sur le comportement du sims.

C'est un postulat arbitraire. Mais je prétend qu'il est tout autant arbitraire que celui que tu prends quand tu décides de sélectionner un mécanisme de transmission des signaux de douleur chez les êtres vivants. Dans les deux cas, il s'agit de se baser sur des similarités entre nous et les autres. S'ils nous ressemblent, s'ils sont fait comme nous ou se comportent comme nous, ils ressentent probablement la même chose. A un détail près... que me rappelle une de tes phrases un peu plus loin :

si on savait comment s'y prendre, il est certain qu'a partir d'un montant de complexité des "états mentaux" qu'arrive à simuler l'ordinateur, on aura peut-être du mal à savoir s'il est vraiment sentient ou non.


On ne saura pas. Précisément parce que la conscience est une expérience subjective. Je n'ai aucun moyen de savoir et tu n'as aucun moyen de me prouver que tu es conscient. Quand bien même le serais-tu, je n'ai aucun moyen de savoir que tu fais l'expérience de la douleur de la même manière que moi je la fais.

On peut se douter. On peut découvrir un phénomène physique qu'on ne trouve que dans les neurones et qu'on n'explique pas. Mais ça ne sera pas une preuve, et le fait qu'on ne trouve pas ce phénomène dans un ordinateur non plus.

L'absence de possibilité de mettre en place un protocole expérimental (une expérience permettant de dire si quelqu'un est conscient ou non) est un obstacle rédhibitoire à la qualification de ce problème comme problème scientifique.

[ce message a été édité par Sylvius de Napline le 08/11 à 19:49]

Gâterie

08/11 (21:18)

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Ranadal a écrit :

> Tu fais une simplification qui fausse ton raisonnement ici : on étudie pas que la fonction
> "apparante", on étudie aussi ce qui se passe dans le chien quand on lui écrase la
> patte. Si collait le chien dans un irm et qu'on étudiait les interaction nerveuse, mais qu'on
> se rendait compte qu'en fait c'est pas un cerveau de chien relié à ses nocicepteur, mais un
> capteur de pression et un automate avec 15 ligne d'assembleur qui disent "capteur de
> patte appuyé, tire la patte", on pourrait se dire "ha nope, pas sentient". PAr
> contre si on se rend compte que c'est un algo ultra complexe qui tourne sur un réseaux de neuronne
> informatique, qui prends des signaux et en fait une interprétation subjective (dont la conclusion
> de sortie sera peut-être "aie, tire la pate") la on pourra se poser la question de
> sentience, même si c'est qu'un algo. Juste pour l'instant on y est pas du tout techniquement.

Génial.

Donc tu es en train de m'expliquer qu'il y a les "bons" et les "mauvais" algo de tirage de patte : le mauvais algo, mis dans une certaine situation, il tire la patte. Le bon algo, mis dans la même situation, il tire la patte... Mais il est sentient.

Ecoute, je la connaissais déjà, mais avec des chasseurs. Tu veux que je réponde quoi d'autre à ton non-sens ? Quel point de ta définition secrète de la sentience te permet de rejeter les algorithmes trop simple - mais certainement pas les organismes trop simples ?


(... et un algo ne tourne pas "sur un réseau de neurone". Un réseau de neurone est un algo, pas une machine. Oui je sais, c'est trompeur, dans la mesure où un neurone naturel est quant à lui une machine - un objet physique si tu préfères. Je sais, on s'en fout, j'ai fait le même genre d'abus de langage en parlant d'algo sentients - si ce n'est que je n'arrive pas à donner un sens, même figuré, à l'expression "faire tourner un algo sur un réseau de neurone".

Mais quand tu commences à sous-entendre que le réseau de neurone est un truc compliqué... Non. C'est un algo très simple. Etonnamment efficace au vu de sa simplicité, mais c'est pas ça qui le rend plus complexe.)


> Mais du coup je reprends ma question : comment tu appelles la faculté de ressentir des émotions
> ? je parles pas de reflexes mécanique à des stimulis, mais de ressentir des émotions ?

Ta question est très mal posée. Donc impossible à répondre. De ton côté, comment tu définis scientifiquement le fait de ressentir des émotions (sans faire passer ta définition ni par des réponses à des stimuli, ni par une quelconque périphrase signifiant juste "avoir des neurones") ?

Ma réponse dépend de ta réponse. Si tu me dis que tu ne fais pas de telle définition et que tu t'intéresse juste à la question philosophique, alors que je te répondrais que tu peux bien appeler ça comme tu veux, par exemple l'appeler sentience, tu dois juste garder à l'esprit que ce n'est pas une notion scientifique - et cesser de prétendre que tu te places sur le terrain de la science.

Dans le cas contraire, je suis *très* curieux de voir comment tu parviens à faire une définition scientifique sans passer par la façon dont les émotions se manifestent dans le réel.

___

PROTOPLASME

Arnold Schwartzenprout

08/11 (21:25)

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Désolé, entre ta réponse et la mienne, plusieurs pages qui me rappellent le précédent topic que tu avais initié, sont passées. J'espère ne pas être trop en décalage avec ma réponse.

Je disais donc qu'on peut élever un animal pour sa viande sans que cela soit de la maltraitance animale, et tu ne semblais pas admettre cette affirmation.
Pourtant, les cas de maltraitance animale se rencontre peu sur les exploitations classiques, non industrielles j'entends, mais plutôt dans les abattoirs. Le problème c'est que ton postulat de départ comporte déjà plusieurs biais, dont l'anthropomorphisme dont je parlais dans le même post.
Pour essayer de sortir un peu du monde des bisounours, voici quelques articles pour essayer (même si je sais déjà que c'est peine perdue) de te sensibiliser à quelques points qui viennent relativiser tes propos.

- Tu connais le boeuf de Kobé ? Ce boeuf élève pour sa chair, massé au saké en lui diffusant de la musique ?

- Une partie du problème vient de la réglementation concernant l'abattage. Pourtant, une solution existe, pour éviter les cas de maltraitance que l'on a pu voir dans les abattoirs : les abattoirs mobiles. Pas de stress dû au transport, la bête meurt paisiblement, en une fraction de seconde. Bref, c'est propre et net.

- Ce dernier point est plus sujet à controverse. Je veux parler de l'anthropomorphisme. On bouffe du Disney et on s'imagine que les animaux sont nos égaux, ils sont si mignons avec leurs attitude presque humaines. C'est si beau de voir chanter en coeur Pumba et le Roi Lion : Akunamatata !!! [3)] Si seulement c'était vrai... La réalité est nettement plus trash : ce sont des animaux, avec leur beau plafond de verre. Et je n'aimerais pas me retrouver seul au milieu d'eux...

___

Bug non reproductible. Pour la cinquième fois. [:=]
Intolérance zéro.
Le Benjamin Malaussène de KI. [:)]

Emile Loir

08/11 (22:23)

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Onawa a écrit :




Qu'ai-je fait avec cette échelle de piscine ? [:(]



Tu peux te rendre au poste de police ou à la gendarmerie la plus proche pour avoir exterminé une conscience! [:D]

Ranadal a écrit:
Le comportement n'est qu'un des indices qu'il y a émotions, mais pas une preuve


D'accord.
Tu admets qu'il est possible qu'un jour un ordinateur soit doté de la capacité à ressentir des émotions, que tu as appelée sentience, n'est-ce pas? J'ai bien compris ce que tu as dit sur ce topic jusqu'à présent?

Alors à quel moment tu attribueras à cette machine la sentience (telle que tu la définis)? Quel est l'argument qui te permettra de prouver cette capacité à ressentir des émotions?
On peut même aller plus loin, qu'est-ce qui te permet d'établir que ton homologue humain ressent des émotions? Quelles espèces vivants sont dotées de ce que tu appelles sentience et pourquoi ça ne peut pas s'appliquer à un Sim?




Ca me semble important d'établir cette notion de sentience de manière claire et précise (et qui tienne la route de manière logique), pour pouvoir comprendre en quoi élever des animaux pour les tuer et les manger c'est pire que cultiver des végétaux pour les tuer et les manger (ou en faire du papier....)

Gâterie

08/11 (22:36)

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Sylvius de Napline a écrit :

> Merci pour la précision. Je m'étais dit qu'une simulation informatique d'un humain, aussi parfaite
> soit-elle, ne pourrait pas rentrer dans la définition de zombi.

A vrai dire, je sais pas si c'est acceptable du point de vue des philosophes actuels...

... Ceci étant, les zombis philosophiques sont une expérience de pensée. Faisons donc une nouvelle expérience de pensée : imaginons que tu as conçus une simulation parfaite d'humains dans ton ordinateur ; tu as un programme, quand tu lui envois des inputs, il réagit exactement comme un humain le ferait. La seule différence avec un humain, c'est qu'il n'a pas de corps hors de ta simulation : quand il bouge un bras dans la simulation, il n'y a aucun bras réel qui bouge.

A ce stade, ton toi dans cette expérience de pensée peut lui-même faire une expérience de pensée ; oui, c'est une expérience de pensée dans une expérience de pensée, je pense que tu peux lancer la musique d'Inception. Or donc, ton toi dans cette expérience de pensée peut imaginer ce que ça donnerait s'il mettait ce programme dans un corps semblable à celui d'un humain ; en gros indistinguable (si ce n'est que ce corps n'aurait pas de cerveau, mais un ordi ?) : ton programme deviendrait alors une simulation complète d'humain, peut-être un zombi philosophique, peut-être un être sentient... Alors, soit, il existerait au moins un test différenciant ta créature d'un humain : à l'irm elle ne produirait pas les mêmes image qu'un humain. Mais est-ce que cette différence est vraiment pertinente quand il s'agit de déterminer si c'est un zombi ou un être sentient ?

Et donc, maintenant on en revient à l'expérience de pensée initiale : tu as donc un programme qui simule un humain, et tu sais que s'il était mis dans un corps humain il serait un zombi ou un être sentient. Pourquoi ne pas directement considérer que l'algo (ou plus précisément la machine en train de le faire tourner) est déjà un zombi/un être sentient ? Personnellement ça me semble légitime.

Donc, oui, pour moi une simulation peut être sentiente, ou considérée comme un zombi si on rejette l'idée de sentience.

(note : je ne sais pas si un philosophe à déjà fait ce raisonnement. Mais c'est pas non plus le raisonnement du siècle, et en général quand je me renseigne, je constate qu'un philosophe a déjà fait le raisonnement que je suis en train de tenir. Ca veut pas dire que j'ai raison, juste que je pense que certains philosophes sont prêts à considérer des simulations comme des zombis/êtres sentients valides - et sans doute que d'autres considèrent que non)

Après, un zombi doit être une copie parfaite ; donc un sims ne peut pas être considéré comme un zombi d'humain (et de façon générale on ne sait pas encore simuler d'humains). Mais d'un autre côté, simuler une moule ça semble pas impossible - et donc faire un zombi de moule ou une copie sentiente de moule, si l'on suppose que les moules sont sentientes.


Ranadal a écrit :

> Sylvius de Napline a écrit :
>
> > Pourtant les mécanismes sont les mêmes. Les émotions simulées des sims le sont en réponse à
> > un stimuli du monde qui les entoure et la présence de ces émotions influe sur le comportement
> > des sims.
>
> Y'a pas d'émotions du tout, c'est même pas le but.
> Imagine un truc.
> Reprenons les Sims. Y'a quelques lignes de code de C qui calcule une valeur X en fonction de
> quelques paramètres prédéfinis. Ensuite y'a quelque autres lignes de C qui changent l'affichage
> de façon à représenter cette valeur de manière visuelle sur l'écran dans une barre.
> Ensuite y'a quelque ligne de C qui affichent un texte à coté de cette barre. Ce texte est bonheur.
> Imagine maintenant qu'arbitraiement tu change le texte à peur. D'un coup tu as changé l'émotions
> que ressent le sims ? non t'as changé un texte à l'écran c'est tout. Y'a aucune propriété émergente
> émotionnelle la dedans.

*soupir* et *facepalm*

Imaginons que tu aies un grand sourire, et que tu dises "je suis heureux". Un anglais arrive, et dit "ho, you look very happy". Est-ce que le fait d'avoir nommé ton émotion "happy" au lieu de "heureux" a changé l'émotion ? On a juste changé le mot c'est tout, y a aucune propriété émotionnelle émergente là-dedans.

Ce qui définit le bonheur ou la peur, c'est les réaction engendrées ; tenter de préserver la source de bonheur ou d'éliminer la source de peur, par exemple. Le label à côté du sims, on s'en carre, ce qui est intéressant, c'est son comportement en fonction de ces jauges. Mais vu que je connais à peine les sims, j'irais pas plus loin sur ce terrain, mais je suppose qu'un sims qui a peur n'agit pas comme un sims heureux : en changeant le label, on ne change pas son attitude.


Onawa a écrit :

> les animaux semblent ressentir des sensations/émotions qui se rapprochent des nôtres.

... Tu ne crois pas si bien dire.

Franchement, je trouve ça désespérant : en tant qu'humains, nous ne reconnaissons que les émotions humaines. Alors, c'est un chouïa plus complexe que ça : nos émotions sont le fruit d'une certaine histoire évolutive, or nous partageons l'essentiel de notre histoire évolutive avec les grands singes - si bien que nous reconnaissons aussi l'essentiel des émotions des grands singes, toutes celles qui se manifestent comme les notres. Et on n'est pas si loin que ça des autres mammifères, donc on reconnait aussi une grande partie de leurs émotion, etc.

Mais déjà quand on en arrive aux tortues ou aux serpents, on invente le principe d'un "cerveau reptilien" totalement bullshit pour dire que d'accord, ils ont peut-être des émotions, mais nos émotions à nous elles sont quand même vachement mieux. Et les insectes, bon, on va dire qu'ils ont pas d'émotions, parce que déjà ils ont des gros trucs dégueulasses sur la tête au lieu d'avoir des yeux tout mouillés et expressifs.

Actuellement la NASA tente de découvrir de la vie extra-terrestre sentiente, voir même intelligente. Enfin, elle en est encore loin, mais bon, le fait de tenter de découvrir des exo-planète, c'est pas uniquement pour la beauté du geste : c'est dans l'espoir de déterminer lesquelles pourraient abriter la vie, dans l'espoir d'un jour trouver un moyen de les observer plus précisément, dans l'espoir de peut-être y voir des trucs vivant, dans l'espoir de peut-être y trouver des trucs intelligents.

Et bien, si tu veux le fond de ma pensée, si on découvre un jour des trucs sentients/intelligents, on sera beaucoup trop abrutis pour s'en apercevoir - tout bêtement parce qu'elles ne ressembleront en rien à des humains, n'ayant aucune histoire évolutive en commun, que leurs sens et méthodes de communication ne seront en rien comparables, etc. "Ils ne sont pas fait exactement comme nous, donc ils ne sont pas sentients".

C'est quand même assez désespérant de répondre à la question "existe-t-il d'autres formes de vie intelligente dans l'Univers ?" par "osef, de toute façon s'il en existe on est trop mongol pour les identifier comme telles lol".

C'était la digression inutile du soir - mais bon, c'est ça ou parler de véganisme.

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PROTOPLASME

[ce message a été édité par Gâterie le 08/11 à 22:49]

Ranadal

09/11 (00:08)

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Je crois qu'on est tout les 3 (sylvius, gaterie, me) d'accord avec la théorie puisqu'on est tous matérialiste : Il n'y a pas de raison, en théorie, de ne pas pouvoir produire de la sentience en informatique. Donc ça sert à rien de venir la dessus.

Par contre, la ou je disconvient, c'est qu'actuellement, on en est pas capable de le faire. C'est à dire qu'on ne peut pas qualifier les sims d'"un peu" sentient sur le principe qu'en théorie un programme pourrait être sentient. Les sims ne sont pas sentients du tout parce qu'on a même pas essayé de produire une émotion informatique, on ne sait même pas comment faire de toute façon pour l'instant. (et c'est d'ailleurs pour ça que dans mon premier message la dessus je ne voulais pas dire simulation, c'est affreusement trop vague comme terme.)

Sur la partie comportement, je maintiens, ce n'est pas parce que tu souris qu'on peut en déduire que t'es content. On peut le déduire dans ton cas perso, parce qu'on met ça en parallèle du fait que tu appartiens à une espèce, que tu as une histoire évolutive, que ce qui déclenche ton sourire c'est pas juste une action mécanique mais que y'a un cerveaux derrière et tout un tas de mécanisme à étudier, etc...
Si on fait un robot qui souris (ce qui se fait déjà d'ailleurs) on ne reproduit pas la sentience, mais juste une expression faciale. Derrière y'a juste un algo qui fait bouger des muscles? Y'a pas derrière tout ça un algo compliqué d'ou pourrait émerger une sentience, c'est encore très mécanique.

Tu parle de reproduire le fonctionnement d'une moule, parce que c'est plus simple : même dans ce cas, je ne suis pas sûr qu'on puisse le faire actuellement : déjà parce que même en y mettant la même puissance théorique, on se sait pas comment tout fonctionne (parce que y'a la puissance théorique d'un coté, mais y'a aussi "l'implémentation" de l'algo). Mais en plus parce que même en terme de puissance brute, c'est pas simple.
J'ai pas trouvé le nombre de neurones d'une moule, mais pour une mouche déjà c'est plusieurs centaine de milliers de neurones pour 10 milliard de synapses, donc le fonctionnement nous échappe un peu pour l'instant.


Et gâterie quand tu dis qu'implémenter un réseau de neurone est simple, tout dépend de ce que tu fais évidemment : AlphaGO est ultra complexe, et même avec le papier scientifique qui détaille son fonctionnement les autres équipes d'IA galère comme des chiens à essayer de l'implémenter. (je suis ça de près parce que je suis dans un club de GO et je suis super au taquet de tout ce qui sort niveau IA, c'est passionnant et ultra utile pour apprendre.)

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Je panse donc j'essuie.

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